Quel investisseur êtes vous ?

Quel investisseur êtes vousVotre indépendance financière est de l’autre côté du pont,  vous faites quoi ? Vous passez à côté sans voir le pont, vous faites rien parce que c’est risqué de traverser, vous attendez qu'on le répare, vous empruntez une barque, vous le franchissez coûte que coûte, vous décidez de changer les planches ou vous marchez des semaines pour contourner l'obstacle ? " lire la suite ou voir la vidéo"

Votre indépendance est juste en face !

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 Quel investisseur êtes vous ?

  1. Vous passez à côté sans même voir qu’y a un pont …

Dimanche dernier, je circulais en voiture sur une petite route de campagne. C’est là que J’ai découvert cette passerelle qui mérite le détour. Je me suis garé pour prendre des photos de ce vestige oublié.

Le lendemain,  j’ai demandé à ma sœur qui a emprunté la même route, si elle avait vu un petit pont magnifique …

«Quel pont ?» Elle m’a demandé !

Au moment où elle est passée devant, l’a-t-elle cherché, avait-elle envie de le voir ?

Regardez autour de vous, vous passez souvent aux mêmes endroits sans trop vous poser trop de questions. Probablement que votre  vie n’est  pas si mal, et pourrait être bien pire. L’habitude fait que vous cherchez pas forcément d’autres issues, d’autres routes. Difficile de sortir de votre étroite zone de confort. En règle générale on suit un chemin rassurant, un qu’on connait, celui que nos parents empruntaient, celui que notre patron nous indique, le chemin que nous conseillent de prendre nos amis, nos collègues …

Pour avancer, vous devez faire un constat objectif des choses à changer. Ayez cette capacité à remettre en cause des habitudes acquises depuis longtemps. Observez les choses avec suffisamment de recul, au-delà des habitudes aveuglantes.

Dites-vous que :

«Pour changer les choses, faut d’abord changer de lunettes»

 

2. Rien, c’est beaucoup trop dangereux !

Surtout que rien ne prouve que la liberté financière soit à l’autre bout !

Peut-être qu’un pont plus solide se présentera dans quelques km ?

Comme vous ne l’avez jamais traversé, s’y aventurer revient clairement à prendre un gros risque.

Encore, vous auriez eu un guide, quelqu’un qui traverse devant vous, ce serait différent.

On raconte que les ânes sont têtus, c’est pas faux… Mais ils sont surtout prudents. Lorsqu’un âne se plante devant une flaque d’eau, comment le convaincre d’avancer ? Vous pouvez toujours essayer de négocier, de lui raconter ce que vous voulez. Essayez de le tirer, de le pousser, de le convaincre avec une carotte ou de le menacer avec une cravache. Mais rien ne marchera, vous savez pourquoi ? Parce qu’il a juste besoin d’être rassuré, il réclame un guide. Essayez de marcher dans la flaque pour qu’il constate que c’est pas profond, aussitôt  il vous suivra !

La peur de l’inconnu est une réaction normale, c’est tout simplement notre instinct de survie. Pour apprivoiser cette peur, il faut laisser le moins de place possible à l’inconnu. En vous formant, en suivant un guide vous réduisez énormément les risques et les prétextes qui vous bloquent.

Retenez ceci :

« Ne rien faire pour réussir, c’est tout faire pour rater »

 

3. Attendre que quelqu’un répare le pont :

C’est vrai que :

  • Y’a pas le feu,
  • Vous pourrez le traverser demain, y aura peut-être moins d’eau,
  • Le bois sera probablement plus sec et moins glissant.

Et puis vous vous demandez «comment c’est possible de laisser un pont dans cet état-là ? Après tout, ce pont, ils ont cas le réparer, si quelqu’un se noie …» Vous trouvez ça inacceptable !

C’est très facile d’être en colère, de trouver des coupables, des excuses pour ne pas agir. De penser que c’est différent pour les autres, ceux qui agissent. Eux, ont plus de chance, moins de problèmes, c’est plus facile… Sauf que le seul coupable, le seul responsable, ici c’est vous ! Toujours remettre au lendemain c’est voir reculer un peu plus chaque jour votre liberté financière.

Vous devez agir en gardant à l’esprit que :

« Nos actes changent notre vie, nos promesses l’excuse … » 

 

4. Utiliser une barque, pour traverser à côté.

Alors que tout le monde hésite entre traverser ou rester en sécurité sur la berge, vous esquissez une autre idée. Dégoter une barque pour traverser plus vite et sans risque. Mais encore fallait-il y penser !

Trouvez des solutions alternatives, innovez, c’est le meilleur moyen d’avoir une longueur d’avance sur les autres.

En immobilier, les investisseurs s’arrachent et ne jurent que par un bon emplacement. Des emplacements tellement sollicités qu’ils s’échangent à prix d’or. A mieux regarder, ils pourraient se satisfaire de logements « de deuxième choix » Invisibles à leurs yeux. La plus part du temps, ces biens qu’ils délaissent cachent des rendements explosifs !

La solution la plus évidente, simple et répandue, est rarement la meilleure. C’est pourtant la route que tout le monde emprunte.

Un weekend, je décide d’assister à un motocross à 2 pas de chez moi, à Fougère. Solution simple, je connecte mon GPS, qui m’indique quelque dizaines de km. Les enfants sont excités et devinent déjà les odeurs d’huile de synthèse le rugissement des moteurs dont je leur ai parlé. Mais en arrivant sur place, même pas une affiche, rien. Seuls trois pèlerins assis sur leurs scooters nous attendent. Rapidement, mon ignorance et ma confiance aveugle faite au GPS me saute aux yeux. Si j’avais cherché par moi-même, sur une carte, probablement que j’aurai emmené mes enfants non pas à Fougeré, mais directement à Fougère à 150 km d’ici !

Pour ne pas les décevoir, nous avons fait la route mais on a loupé le départ.

Conclusion :

« Celui qui étudie le chemin sur la carte ira plus vite et plus loin que celui qui écoute son GPS »

 

5. Le franchir coûte que coûte même si vous ne savez pas nager :

C’est bien, vous n’avez pas peur de vous mouiller, mais traverser coûte que coûte c’est prendre un risque, celui de mettre un pied au travers les planches vermoulues, de glisser et même de vous noyer !

Vous risquez par la même occasion de vous décourager et d’abandonner. Parce que cette épreuve, mal préparée vous semblera insurmontable.

Comme c’est le premier pont que vous traversez, vous ne savez pas où mettre les pieds, vous ne savez pas comment reconnaître les bonnes planches des mauvaises … Vous vous engagez sur un terrain glissant…

Alors évidemment, si vous avez l’audace d’y aller, vous avez infiniment plus de chance d’arriver de l’autre côté que celui qui est resté sur la berge. Mais votre manque d’expérience risque de peser très lourd (dommage quant il s’agit de se faire léger) avec un prix à payer trop élevé. Vous devez mesurer avant chaque projet, ce prix à payer, ce revers de la médaille qui est inévitable.

Ça peut être du temps qu’il vous faudra consacrer, avec autant de temps en moins à passer avec  votre famille. Probablement des efforts, pour vous former au travers des lectures,  rencontres, formations… Peut être faudra t-il vous préparer à essuyer un échec, vous attendre aux réactions critiques de votre entourage . Vous devrez aussi renoncer à votre zone de confort en changeant vos habitudes….

Rappelez vous qu’une des principales causes de ceux qui échouent, c’est de ne pas anticiper le prix à payer avant chaque projet.

« On dit que se tromper, c’est apprendre, mais on apprends pas à nager en se noyant ! »    

   

6- Changer les planches une par une pour avancer en sachant où vous allez :

  • Assurez vos pas, c’est le meilleur moyen de traverser en toute sécurité. Cette méthode vous demandera des efforts. Il vous faudra vous investir.
  • Tout d’abord, il vous faudra être convaincu de l’intérêt de traverser. Trouvez la motivation et définissez clairement vos objectifs.
  • Vous devrez vous former, apprendre la façon de réparer un pont.
  • Vos lectures vous aideront à faire les bons choix et décider de changer les choses. Des planches pourtant là depuis des années qui ont toujours remplie leur rôle. Peu importe gardez objectif en tête : Vous voulez changer les choses.
  • Vous devrez faire des concessions comme consacrer du temps pour déclouer les vieilles planches et en reclouer d’autres.
  • Il vous faudra bien sur investir, acheter de nouvelles planches.
  • Ensuite testez chaque planche, sans cesse vous devrez vous remettre en question et réajuster. Peut-être vous faudra-t-il reculer. Gardez en tête que rien n’est jamais acquis.
  • Puis vous devrez faire preuve de patience et de détermination. Les résultats tarderont à venir, la traversée vous paraîtra longue. D’autant plus que certains restés sur la berge  critiqueront votre méthode, fiers de la vie de cigale qu’ils ont choisie.
  • Et c’est pas tout, il vous faudra une fois terminé, entretenir ce pont, traiter le bois, vérifier de temps en temps sa solidité pour continuer à l’emprunter, chaque jour pendant des années.

Ce qui compte ce n’est pas de traverser le pont dans la journée. Le plus important, c’est de vous retourner et constater qu’aujourd’hui vous avez fait un pas en avant, aussi petit soit-il. Dites-vous que par contre si vous n’avez pas avancé un autre l’aura fait à votre place..

Aujourd’hui, qu’avez-vous mis en place pour construire votre indépendance financière ? (Rassurez-vous pour aujourd’hui c’est bon, puisque vous aurez au moins lu cet article !)

Ce qui est sûr, c’est que :

 Traverser à la nage est plus rapide que de construite un pont, jusqu’au jour où on se fatigue de nager… 

 

7. Contourner le pont et marcher des heures pour en trouver un autre.

Quoi qu’il arrive, vous arriverez de l’autre côté. Mais le résultat sera à la mesure de vos actes. Si vous faites toujours la même chose, déjà vous n’apprendrez pas grand-chose et surtout vous obtiendrez toujours les mêmes résultats.

Encore une fois, vous irez toujours plus loin qu’en restant immobile. Contourner c’est toujours avancer. Mais c’est une solution, que vous devez prendre seulement après avoir étudié tous les moyens de franchir cet obstacle. En immobilier, ça reviendrait à acheter un bien peu rentable, qui ne commencerait à vous faire gagner de l’argent qu’une fois le crédit remboursé.

Une décision que vous ne regretterez pas à très long terme, mais que vous auriez pu optimiser :

 Tous les chemins mènent à Rome, dommage Venise c’est encore plus beau

 

 

Conclusion :  

On peut pas résumer à 7 les possibilités d’aborder un projet. Il existe autant de façon de traverser ce pont que de profils d’investisseurs différents. Il vous faudra vous approprier une méthode sur mesure, celle qui vous ressemble le plus.

J’espère que vous saurez ouvrir l’œil pour repérer les passerelles qui s’offrent à vous.

Bonne route…


 

PS: Si vous vous sentez comme un âne devant une flaque d’eau, je met mes bottes et je vous accompagne un bout de chemin (Passer pour un âne est plutôt flatteur ! Savez-vous pourquoi on a inventé le bonnet d’âne ?  Parce qu’on trouvait les ânes si intelligents, qu’on espérait qu’il en soit de même pour les cancres qui capteraient le savoir par ces oreilles ! )

2 réflexions au sujet de « Quel investisseur êtes vous ? »

  1. Pascaline

    Je dirais plutôt que je fais partie de la catégorie 6. Je change les planches, une à une. C’est pour cela que j’ai préféré investir dans une SCPI ici : https://www.corum.fr/ plutôt que dans l’immobilier direct ! Avec la mutualisation de risques et la diversification des acquisitions, cela me permet de limiter les pertes. Qu’en dis-tu ?

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  2. jean christophe griselin Auteur de l’article

    Salut Pascaline. Je pense que c’est toujours mieux d’investir dans une SCPI que de ne rien faire du tout. Donc bravo à toi et dans 20 ans, tu ne pourras que te féliciter d’être passée à l’action.
    Toutefois, (parce que tu t’en doutes, y a un toutefois) en comprenant comment « dompter un risque », on peut oser d’autres investissement bien plus lucratifs.
    Des investissements qui permettent chaque mois un cash-flow conséquent. Rien de tel pour créer son indépendance financière, en cumulant ces cash-flows positifs, (sans être obligé d »attendre 20 ans. )

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